lundi 18 avril 2016

Lille

Départ à 8 h vers Lille à 152 km au nord de Coucy-le-Château. On roule sur des autoroutes rapides et peu encombrées, on s’imprègne de paysages onduleux, tout va très bien jusqu’à l’approche de Lille. Un bouchon de circulation de 25 km. Il a fallu presque autant de temps pour franchir ces 25 km qu’il en avait fallu pour les 100 premiers. Mais comme on a le moral, ça passe plus rapidement.

La Vieille Bourse
Stationnement au centre-ville de Lille. Dès les premiers pas sur la Place Charles-de-Gaulle, la Grand Place, c’est l’émerveillement. Les édifices qui bordent cette place sont somptueux, on en jugera par les photos. Plus loin, c’est la Place du Théâtre avec son Opéra et un peu plus loin, la cathédrale Notre-Dame de la Treille avec sa façade de marbre transparent et son chemin de croix moderne.
Sur la Grand Place

Un dîner remarquable au restaurant Le Passage Rihour : moules de bouchot, frites et bière Karmeliet. Nous n’avons pas souvent mangé des moules aussi délicieuses. Les moules de bouchot de la Baie de Somme sont élevées avec soin par des professionnels artisans de la mer. Leurs priorités : le respect de l’environnement, la naturalité et la qualité. C’est un peu plus cher mais c’est tellement meilleur.
Moules de bouchot, frites et Karmeliet

Hôtel Bellevue et McDo
Enfin, petite visite au Musée de l’Hospice Comtesse. Marche inutile, musée décevant. On quitte le centre-ville, on emprunte l’autoroute A1 et … on retrouve le même bouchon que ce matin. Tout le monde arrive en même temps. Tout le monde part en même temps. Comme chez nous!


Crevés mais heureux.



Chemin de Croix
Chambre de Commerce

dimanche 17 avril 2016

Ham

On se prépare (Photo Gisèle)
La petite ville de Ham, à environ 45 km de la maison, fêtait aujourd’hui les 85 ans du géant T’Chout Jaques en compagnie de sa femme Armandine et de son fils Dudule. 

Le nom Dudule correspond à la déformation locale picardisante du prénom « Théodule ». Le géant, représente un enfant blond, habillé d'un tablier d’écolier. D'une hauteur de 3,00 m et d'un poids de 45 kg, il nécessite un seul porteur.

Un géant (Photo Gisèle)
Quant à T’Chout Jaques, en picard, Petit Jacques, c’est un géant de processions inauguré en 1929 et symbolisant la localité de Ham (Somme). Ce géant représente un maraîcher au foulard rouge portant, au bras droit, un panier d'où dépasse la tête d'un canard et, dans la main gauche, un parapluie. D'une hauteur de 4,50 m et d'un poids de 115 kg, il nécessite 2 porteurs.

Des géantes(Photo Gisèle)
Enfin, Armandine est aussi un géant de processions inauguré en 1932 et symbolisant la localité de Ham (Somme). Ce géant, représente une jeune femme coiffée d'un simple bonnet blanc et portant un châle rouge sur les épaules. D'une hauteur de 4,00 m et d'un poids de 75 kg, il nécessite un seul porteur.

Outre les géants de Ham, la grande famille des géants du Nord était également de la partie : 27 géants étaient accompagnés par neuf fanfares originaires du Nord-Pas-de-Calais, de la Picardie et de la Belgique.

Géant de Lille (Photo Gisèle)
C’est à 15 h que El Cavalcade  ed T’Chout Jaques s’est mise branle. Une foule bon enfant acclamait ces géants sur leur passage dans la rue principale.


Inutile de dire que nous avons beaucoup apprécié notre journée.







samedi 16 avril 2016

Les Seigneuriales à Coucy

(Photo Gisèle)
Depuis 10 ans, à Coucy-le-Château-Auffrique, l’Association de Mise en Valeur du Château de Coucy organise un évènement important nommé Les Seigneuriales. Cette année, on fête les 10 ans des Seigneuriales durant 2 jours de marché, d’animations et de spectacles. La majorité des artisans qui offrent leur marchandise en vente sont vêtus comme à l’époque médiévale. De très nombreux visiteurs font de même.
(Photo Gisèle)

Malgré un temps incertain, la foule est joyeuse et déambule d’un kiosque à l’autre, d’une scène d’animation à une autre. Nous avons assisté à un spectacle en plein air de musique et danses médiévales, suivi d’un spectacle de montreur d’ours. L’ensemble des animations est organisé par la troupe médiévale Coucy Semper Fidelis.


(Photo Gisèle)
Ce soir, il y aura un défilé dans les rues de la haute ville suivi d’un concert du groupe allemand Corvus Corax (Grand corbeau en latin), spécialiste du rock néo-médiéval. Nous n’avons pas billets pour assister au spectacle mais comme il se déroulera à moins de 200 m de la maison …
(Photo Gisèle)











vendredi 15 avril 2016

Compiègne

Nous sommes allés visiter la petite ville de Compiègne (40 000 h) à environ 50 km de la maison. Trajet agrémenté de beaux paysages de plus en plus verdissants depuis que le soleil vient chatouiller les jeunes pousses qui sortent timidement du sol.

Hôtel de ville (Photo Gisèle)
À Compiègne, nous avons beaucoup marché dans les rues près du centre-ville en suivant un parcours-découverte qu’on nous a remis à l’Office du tourisme, office situé à l’Hôtel de ville, un bel édifice de style gothique. 

Devant le petit Musée du Cloître, on hésite … puis on rentre. Nous sommes accueillis avec beaucoup (trop ?) de chaleur ! 
  • Oh ! des Québécois, c’est géniiiiiaaal ! J’aime tout du Québec, les gens, les mots, les expressions, l’accent, la bonne humeur, etc., etc. 
  • J’espère un jour découvrir Québec !
  • Et Céline Dion, je l’adooorrrre !
Belle petite visite. Quelques belles pièces. Mais il y avait peu à voir. 

La Vieille Cassine
Après un lunch satisfaisant à prix raisonnable, nous nous sommes rendus au Palais de Compiègne en passant devant la Vieille Cassine, la plus vieille maison de Compiègne.

Au palais (photos interdites), nous avons visité les appartements du roi, les appartements de la reine, la galerie de Bal et quelques autres pièces. Beau palais mais loin de la magnificence d’autres châteaux français. D’ailleurs, Louis XIV a dit un jour : À Versailles, je suis logé en roi, à Fontainebleau, en prince et à Compiègne en paysan.

Puis, c’est le retour avec la circulation dense d’un vendredi soir. 


Demain, à Coucy-le-Château, ce sont les Seigneuriales. Une journée exceptionnelle nous attend.

jeudi 14 avril 2016

Arras

Pas de pluie ce matin. Beau temps prévu sur Arras. On part à 8 h. Pas de pluie mais un brouillard très, très dense. On voit à peine à plus de 100 m devant l’auto sur presque 60 km. Sur une autoroute où la vitesse permise est de 130 km, personne ne roule à plus de 80-85 km. On arrive enfin à Arras.

Grand'Place
Parking souterrain sous la Grand’Place et c’est le coup de foudre en faisant surface. Place immense entourée d’édifices aux façades à volutes de style baroque flamand (Arras en compte 155 !). On se croirait en Belgique ou aux Pays-Pays. 

On franchit la Grand’Place, on marche quelques mètres et on arrive sur la Place des Héros. Autre coup de foudre. L’Hôtel de ville et le Beffroi se dressent majestueusement au bout de la Place. On achète nos tickets pour visiter ces deux bijoux de Arras.

Hôtel de ville et Beffroi
On déambule dans les rues de la ville et on admire l’architecture des édifices. Il est midi, le soleil est à son zénith et il sera facile de faire des photos du haut du Beffroi. 

1er étape : descendre une quinzaine de marches pour payer le passage vers l’ascenseur
2e étape : monter 7-8 marches pour entrer dans l’ascenseur
3e étape : monter environ 25 étages en ascenseur
4e étape : descendre de l’ascenseur et monter 43 marches dans un petit escalier en colimaçon
5e étape : sortir enfin à l’extérieur sur la couronne étroite qui permet de faire le tour … de la tour.
6e étape : s’émerveiller de voir Arras d’en haut, ses places, ses églises, ses maisons, etc. Vraiment un beau spectacle !
7e étape : revenir sur terre par le même chemin, si l’on peut dire.

Apéro sur la Place des Héros
Monter, descendre et admirer nous a creusé l’appétit. Il fait suffisamment chaud pour manger sur une terrasse au soleil. On en profite, c’est la première fois.

Après dîner, visite de l’Hôtel de ville avec Aurélie, une guide charmante qui nous révèle l’histoire intéressante de cet édifice important à Arras.


Retour à la maison. Autoroute A26 sans brouillard, 124 km, 75 minutes.

mercredi 13 avril 2016

Coucy-le-Château-Auffrique

Aujourd’hui encore nous avions planifié aller à Arras à environ 125 km.


Mais voilà …
Début de matinée


mardi 12 avril 2016

Prémontré, Septvaux et Blérancourt

Forêt de Saint-Gobain
(Photo Gisèle)
Temps maussade au réveil. On prévoit encore de la pluie en après-midi. On devait aller visiter le Palais de Compiègne mais, malheureusement, le mardi, le Palais est fermé.

Ancienne Abbaye de Prémontré
(Photo Gisèle)
Puisque nous pouvons nous adapter facilement à toutes les situations, on s’oriente d’abord vers l’Abbaye de Prémontré à 12 km de la maison en traversant la très belle forêt de Saint-Gobain. Dans le guide Michelin Picardie, on indique que l’abbaye convertie en verrerie en 1802, puis en hôpital psychiatrique, ne se visite que très partiellement. On gare la voiture dans le parking des visiteurs, on marche jusqu’aux édifices imposants : beauté classique, proportions harmonieuses, beau décor sculpté. Quelques pensionnaires se promènent ici et là et, bien qu’ils nous saluent, nous avons l’impression de violer un lieu intime et nous partons.

Église romane à Septaux
(Photo Gisèle)
On se dirige sur Blérancourt via Septvaux où une église romane à deux clochers trône sur une hauteur et domine un vieux lavoir datant du 12e s.

Hôtel de ville de Blérancourt
(Photo Gisèle)
Arrivés à Blérancourt, on gare la voiture près du magnifique Hôtel de Ville qui est construit au-dessus des halles où a lieu le marché tous les mercredis. Dans ce petit village, nous voulions visiter le château qui abrite le Musée national de la Coopération franco-américaine fondé par Anne Morgan à la fin de Première Grande Guerre mondiale. Le guide Michelin indiquait que les rénovations se terminaient en 2015. Surprise ! Est-ce à cause des «extras», comme on a découvert récemment à la Commission Charbonneau au Québec, mais le château est toujours en rénovation et aucune visite n’est possible. Et il commence à pleuvoir.
Château de Blérancourt
(Photo Gisèle)

De retour à la maison vers 14 h. Dîner. Suite de la lecture de Messieurs les enfants. Pour tout dire, la lecture n’a pas avancé beaucoup aujourd’hui étant installé trop confortablement encore une fois.


Décidément, La Tour prend garde est un endroit vraiment relaxant.


lundi 11 avril 2016

Coucy-le-Château

Ce matin, nous avions planifié aller à Arras, à environ 125 km de Coucy. 

Mais voilà, il ne faisait pas très beau au réveil et on prévoyait de la pluie en après-midi. On part vers Soissons (17 km), en fin de matinée, pour faire un tour de ville à pied en suivant les fleurs de lys incrustées dans les trottoirs de la ville. Un trajet qui devait nous faire découvrir les trésors de la cité. 

Messieurs les enfants
Mais voilà, peu de temps après notre arrivée, la pluie est venue gêner notre projet. Quelques courses chez Monoprix et retour à La Tour prend garde. Faire contre mauvaise fortune bon coeur, dit la locution proverbiale. Alors, je m’installe confortablement avec un bon livre pendant que Gisèle vaque à d’autres occupations. Le roman pigé dans la bibliothèque de la maison s’intitule Messieurs les enfants de Daniel Pennac. Un vieux prof peu commode donne un sujet de rédaction en punition à trois élèves récalcitrants de sa classe de cinquième. Vous vous réveillez un matin, et constatez que, dans la nuit, vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants. Racontez la suite ! Sujet inédit plein d’humour.

Mais voilà, trop bien installé, je m’endors … longuement. Beaucoup trop longtemps. Pas très avancé dans la lecture de mon roman.

Mais voilà, en ouvrant les yeux, presque honteux de mon après-midi, je vois Gisèle qui s’est aussi endormie confortablement près de moi.


Finalement, ce fut une très belle journée. Et il y en aura d’autres. On y prend goût.

dimanche 10 avril 2016

Laon

Tôt ce matin, il faisait à peine 0°C et un brouillard intense enveloppait le paysage. On part ? On ne part pas ? À la météo, on prévoyait jusqu’15°C. On est parti, il a fait 18°C au milieu de l’après-midi.

Notre destination aujourd’hui était la ville de Laon (se prononce Lan). Pour nous y rendre, nous avons traversé quelques petits villages tels Royaucourt-et-Chailvet, Bourguignon sur Montbavin ainsi que Mons-en-Laonnais. Peu intéressants pour nous. Et nous arrivons à Laon vers 11 h.

Hôtel de ville de Laon
Laon est une ville d’environ 45 000 Laonnois et Laonnaises. Elle est construite sur une colline et possède de nombreux monuments médiévaux et des maisons datant des 16e, 17e et 18e s. C’est à bord d’un petit train que nous avons fait la découverte de la ville. Durant près d’une heure, le train parcourt un circuit qui sillonne les rues de la ville et nous décrit les lieux et monuments les plus importants. On retient surtout que le trajet a duré trop longtemps et que les rues en pavés (petits blocs de pierre) nous secouent désagréablement même si le conducteur ralentit sa locomotive dans certaines rues.
Cathédrale Notre-Dame de Laon

Cependant, à Laon, il y a la cathédrale Notre-Dame, gigantesque et harmonieuse.  Nous l’avons trouvée très belle. Commencée en 1155, elle a été construite rapidement et fut l’un des premiers édifices de style gothique en France.

Retour à la maison par Bruyères-et-Montbérault, Vorges, Presles-et-Thierny et Nouvion-le-Vineux, de beaux villages. Autour d’une belle église médiévale, se massent des maisons simples ou cossues mais toujours coquettes.


Rue du Bourg à Laon
Ce soir, souper léger de fromages et charcuteries car le dîner au restaurant Dolce Vita, ce midi, a comblé nos besoins alimentaires jusqu’à demain … ou presque.

samedi 9 avril 2016

Coucy-le-Château

Et ils se reposèrent ! Ainsi peut-on résumer notre journée.

Hier soir, après avoir savouré un excellent cabillaud en croute sur tombée de poireaux accompagné d’un capiteux Château de Cruzeau blanc, nous avons décidé, pour samedi, de prendre une pause et de profiter de notre super gîte.

Pour la petite histoire : pour notre séjour en Picardie, nous avions réservé une maison auprès de Richard et Fernanda, ici-même, à Coucy-le-Château. Malheureusement pour nous, Richard et sa compagne ont trouvé acheteur pour cette même maison. Pour nous dépanner, ils ont conclu un arrangement avec Carole et Arnaud qui ont accepté de nous héberger dans ce grand gîte nommé La Tour Prend Garde au même coût que la plus petite maison que nous avions réservée.  Évidemment, ce gîte de 200 mètres carrés pouvant accueillir facilement 8 personnes, nous donne des airs de grands seigneurs vivant luxueusement dans tant d’espace. Et nous en profitons goulûment. Voir le site des propriétaires : http://gite-coucy-chateau.com

Et voici un petit clip tourné aujourd’hui :



Et pour finir la journée, un apéro régional Folie douce de Thiérache fermenté de fraises et de framboises, poulet aux fines herbes et à l’ail et Montagny 1er cru du Domaine de La Guiche et peut-être une tartelette aux framboises et un verre de Ratafia.
Dodo et à demain.

vendredi 8 avril 2016

Vervins et Marle

Paysages bucoliques (Photo Gisèle)
Levés tôt encore ce matin car on prévoit un trajet d’environ 165 km dans la région de la Thiérache. On se dirige d’abord vers Montcornet à une dizaine de km de la frontière belge. Nous sillonnons une campagne vallonneuse qui commence à verdir rapidement. Routes secondaires sans circulation automobile, beaux paysages vallonneux, quelques agriculteurs au travail dans les champs, hameaux discrets.  Bucolique à souhait !

De Montcornet où nous n’arrêtons pas, nous mettons le cap sur Vervins pour voir l’église Notre-Dame de Vervins, notre première église fortifiée de la région. Voici comment Encyclopédie picardie décrit une église fortifiée :
Église fortifiée  Saint-Martin (Photo Gisèle)

Érigées pour la plupart aux XVIe et XVIIe siècles, les quelques soixante-et-onze églises fortifiées que compte aujourd’hui la Thiérache composent un ensemble patrimonial unique, fruit d’une architecture pensée progressivement sous la double contrainte de l’édification religieuse et de la défense militaire. Véritables documents de pierre, oeuvres « d’un peuple acharné à ne pas mourir » ( Marc Blancpain ), ces églises restituent, dans leur épaisseur même, la mémoire d’un territoire violenté qui a vu se succéder des conflits dévastateurs.
En milieu rural où les habitations en pan de bois et torchis offraient une résistance dérisoire, seule l’église édifiée en maçonnerie possédait assez d’étendue et de solidité pour recueillir la communauté villageoise menacée. 
On peut distinguer deux formes de défense : la première, la plus spectaculaire, consiste en un donjon de brique et pierre rajoutée à l’espace liturgique. La seconde, l’église, percée de meurtrières, cantonnée de tours ou d’échauguettes, est conçue comme un système défensif à part entière. (http://www.encyclopedie.picardie.fr/Eglises-fortifiees-de-la-Thierache.html)

Musée de la Thiérarchie (Photo Gisèle)
Cependant, à Vervins, c’est un petit musée qui a surtout retenu notre attention : le Musée de la Thiérarche. Nathalie, la conservatrice des lieux, nous a guidés avec enthousiasme à travers les petites salles archéologiques présentant quelques objets découverts dans des fouilles locales.

Nathalie (Photo Pierre)
Dîner au snack près du musée, visite sommaire de l’église et en route vers Burelles où on découvre une autre église fortifiée, l’église Saint-Martin. De Burelles, à travers champs, on se rend à Marle où l’on devait visiter le Musée des Temps Barbares qui présente des maisons de l’époque mérovingienne (6e siècle). Ce qu’on en voit n’est pas très convaincant. On n’entre pas et on revient à la maison avec un arrêt pour victuailles.


Même si nous avons vu de beaux paysages et avons beaucoup appris sur ces temples où se réfugiaient les gens en cas d’attaques d’armées ennemies au Moyen-Âge, ce ne fut pas la plus belle de nos sorties de la semaine.

jeudi 7 avril 2016

Guise

Nous nous sommes levés très tôt, ce matin. Nous voulions arriver à Guise avant 10 h 30. De Coucy à Saint-Gobain en passant par Nouvion-et-Catillon, nous avons sillonné la belle campagne picarde et, comme prévu, nous arrivons à temps pour la visite guidée du célèbre Familistère Godin.  

Poêles Godin
Jean-Baptiste André Godin, ouvrier serrurier, a inventé en 1840 un poêle en fonte émaillée dont la diffusion va connaître un grand succès. En 1846, il installe ses ateliers à Guise, à proximité d’une boucle de l’Oise et à courte distance de la nouvelle gare de chemin de fer qui sera décisive pour l’expédition de ses articles. En 1865, l’atelier du début est devenu une vaste usine qui occupe plus de 300 ouvriers. Deux ans plus tard, ils seront plus de 900. (http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=92)

Palais social
Cour intérieure favorisant la vie sociale 
Godin rêvait d’une société idéale qui a vu le jour avec la construction du Palais social, véritable Versailles par ses dimensions, le luxe en moins. À deux pas des usines de fabrication de ses poêles, il crée une cité urbaine rassemblant des logements au confort exceptionnel pour l’époque, des jardins, un lavoir, une piscine, une école, un théâtre et plusieurs pavillons. Ses employés étaient invités à y habiter et payaient un loyer mensuel ridiculement bas. C’était, entre autres, une façon de faire profiter les ouvriers de la richesse qu’ils créaient par leur travail. En 1968, impossible de faire face à la compétition, l’aventure se termina faute de capitaux pour poursuivre.

Notre guide enthousiaste nous a séduits pendant près de 90 minutes en nous faisant connaître un homme d’exception.

Dîner plantureux dans un restaurant turc de Guise et retour à la maison vers 17 h. 

Une bien belle journée.






mercredi 6 avril 2016

Noyon et Ourscamp

Cathédrale Notre-Dame de Noyon
Nous sommes allés à Noyon, à environ 40 km de la maison. Nous y allions pour visiter la Cathédrale Notre-Dame, une des premières grandes églises gothiques de France. La construction a débuté en 1145 et s’est achevée en 1235. Nous sommes entrés dans ce temple à midi et le sacristain nous a informés qu’il fermait l’église à 12h30. Puis, sans qu’on le lui demande, il nous a tracé toute l’histoire des lieux en nous ouvrant des portes parfois interdites au public. Il nous a invités à poursuivre la découverte du temple après 13h30. Nous y sommes retournés et, une fois de plus, il nous a donné une grande quantité d’informations et nous a ouvert d’autres portes. Inutile de dire que nous étions enchantés. Un généreux pourboire a semblé le ravir.

Entre les deux visites, nous avons lunché à l’Entracte, un petit bistro dans un centre commercial où le principal occupant est Auchan, sorte d’immense Wall-Mart plus luxueux cependant. Nous avons acheté des draps de lit car dans notre dernier appartement à Roquebrune-Cap Martin, ils ne sont pas fournis avec la location.

Abbaye de Ourscamp
Nous nous sommes ensuite dirigés vers Ourscamp pour visiter l’Abbaye du même nom. De grands efforts de restauration nous permettent d’apprécier l’architecture de plusieurs bâtiments. Quelques ruines ajoutent un peu de romantisme et nous rappellent un passé grandiose. Un guide bénévole nous a offert de nous guider pour bien comprendre les vestiges. Une visite qu’on croyait durer une demie-heure s’est déroulée sur près d’une heure et demie. Ce bénévole a refusé catégoriquement tout pourboire.

Dans les deux cas, ces guides sont des passionnés d’histoire et ont su nous faire entrer dans le passé et le présent palpitants de ces monuments historiques.

Super belle journée. 



La p’tite vie en Peugeot 308

Plutôt que de communiquer avec Peugeot, j’ai décidé, ce matin, d’aller au garage FM Autos à 1 km de l’appartement. L’affaire fut conclue en moins d’une minute. À titre de curiosité, sachez que, contrairement au Québec, ici, en France, sur cette Peugeot tout au moins, la plaque d’immatriculation est rivée à la carosserie. Plus difficile à voler.

Le garagiste a d’abord retiré le rivet brisé à l’aide d’une perçeuse électrique et, ensuite, il a introduit un rivet dans le petit trou, deux, trois coups de pistolet riveteur et hop, merci bonjour et c’est gratos pour vous le Québécois.