Sur notre comptoir au retour :
dimanche 15 mai 2016
samedi 14 mai 2016
Un petit samedi à Lyon
Il est presque devenu de tradition, de commencer chaque chronique quotidienne par un PBM (Petit Bulletin Météo) car la météo a beaucoup d’influence sur l’humeur de voyageurs comme nous. Journée mixte : nuages denses en matinée, pluie légère occasionnelle, soleil ardent en fin d’après-midi et de froid ce matin à confortable en fin de journée.
| Musée des Tissus et des Arts décoratifs |
En matinée, devant un temps incertain, on décide d’aller visiter un musée. À 650 m de l’appartement, se trouve le Musée des Tissus et celui des Arts décoratifs. Deux musées pour le prix d’un, une aubaine.
Le musée des Tissus présente 2 000 ans d’histoire du textile (1re collection au monde) et le musée des Arts décoratifs est l’un des rares musées d’ambiance en France. De plus, une boutique propose un large choix de produits en lien avec les collections. Voilà un bel après-midi en perspective, se dit-on avant le départ.
| Joueurs de boules |
Mais voilà, l’écart était trop grand entre nos attentes et ce que nous avons vu dans les deux musées. Ce que nous avons le plus apprécié, c’est la porte de sortie, ce qui n'est pas normal pour ce grand musée qui fait la fierté des Lyonnais ! Malheureusement, malheureusement, à notre courte honte, il semblerait qu’on n’a pas vu tous les chefs-d’œuvre de ce musée. Quelles salles avons-nous ratées ? Si on avait tout vu, sûrement que la porte de sortie n’aurait été ce qu’on a le plus appréciée …
Au retour, petit détour par la grande Place Bellecour. Un immense tournoi de pétanque avait lieu. Il y avait de la fébrilité sur les aires de jeux et de l’enthousiasme chez les spectateurs. Avoir su que cette activité avait lieu aujourd’hui, nous y serions allés plus tôt.
vendredi 13 mai 2016
Lyon
Pluie, pluie, pluie jusqu’à environ 14 h.
Comme l'aurait dit Roméo Pérusse en son temps : aujourd’hui, c’est l’histoire d’un gars, que veux-tu, qui a perdu 24 h de sa vie en ne faisant à peu près rien. Demain, il espère faire un peu mieux.
Et ce cher Roméo aurait ajouté : pendant que le gars ne faisait rien, comprends-tu, sa femme, elle, elle a bravé les éléments en s’engouffrant dans le métro pour se rendre à son salon de coiffure C and C (le and est important, toé-là, on est en France, comprends-tu). Là, quand le beau Gilles l’a vue entrer et qu’il a su qu’elle était (et est toujours) Québécoise, il s’est écrié fou de joie Nous sommes connus internationalement. La belle Gisèle, c’est son nom, a confié avec confiance sa chevelure abondante à ce maître-coiffeur visagiste qui a coupé, brushé, hair-dryé, blowé, spray-netté et sculpté ce qui en restait pour faire une oeuvre d’art qui sera sûrement exposée en ces pages un de ces jours.
De retour à la maison, elle a partagé facilement les activités de son mari.
Demain, retour à la normale !
jeudi 12 mai 2016
De Langogne à Lyon
Après une nuit réparatrice et un petit déjeuner copieux aux saveurs régionales, nous sommes partis du Domaine de Barres et nous sommes dirigés vers Le Puy-en-Velay à environ 46 kilomètres de Langogne. Il ne pleut pas mais le temps est couvert. Décidément, le soleil ne nous a pas fait la fête jusqu’à ce jour, ce 41e jour en France cette année. Quels magnifiques paysages nous avons vus tout au long de notre parcours. Nous découvrons une facette de l’Auvergne, cette région de massifs volcaniques, inconnue pour nous à ce jour.
| Le haut vu d'en bas |
On arrive enfin à Le Puy-en-Velay, on gare la voiture près de la vieille ville et on entreprend notre pèlerinage dans cette ville située sur le parcours de gens qui marchent vers Saint-Jacques-de-Compostelle. On arrête au pied de la longue rue abrupte nous conduisant à la cathédrale Notre-Dame. On observe brièvement une dentellière qui travaille sur le trottoir devant sa boutique. Son art a longtemps été une source de revenus importante pour les paysans de la région. Puis, on commence l’ascension pénible de la rue pavée de pierres rondes et de pierres volcaniques. On manque d’huile dans les mollets mais on y arrive. Surprise ! Pour accéder à la cathédrale, il faut encore monter environ 100 marches. On y arrive encore une fois mais nous sommes un peu déçus de ce que nous visitons. La cathédrale est en deçà de nos attentes. Nos forces physiques aussi !
| Le bas vu d'en haut |
On voudrait bien grimper plus haut jusqu’à Saint-Michel-d’Aiguilhe situé au sommet d’un rocher volcanique qu’on atteint par un escalier de 288 marches. On renonce : plus assez d’énergie et crainte d’une autre déception. Décidément, cette ville ne se donne pas, elle se gagne avec courage et une bonne forme physique surtout.
| Paysage auvergnat |
On quitte Le Puy-en-Velay que l’on n’a pas apprécié à sa juste valeur et on se rend à Chambles, l’un des plus beaux villages des gorges de la Loire. En route et à Chambles, le panorama est spectaculaire. La Loire serpente dans ses méandres pour nous offrir un décor féérique. La pluie commence à tomber doucement …
Puis, bien entendu, on rentre à Lyon sous une pluie très forte … encore une fois! Heureusement, les super beaux paysages nous laisseront un excellent souvenir de cette région.
mercredi 11 mai 2016
Vallon du Pont d'Arc
Sous un temps exécrable, nous avons pris l'autoroute en direction de la Caverne Du Pont d'Arc à 203 kilomètres au sud de Lyon. Vitesse réduite car les gerbes d'eau soulevées par les véhicules affectaient beaucoup la visibilité. Partis à 8 h, nous sommes arrivés vers 11 h.
| Rhinocéros |
Nous avons adoré notre visite de cette caverne découverte en 1994 et considérée comme le premier chef d'oeuvre de l'humanité connu à ce jour :
Dans une grotte profonde, les premiers artistes de l'histoire de l'Humanité ont dessiné un chef d'oeuvre : des chevaux, des lions, des rhinocéros, et bien d'autres animaux saisis sur le vif, courant, chassant ou s'affrontant. Trente-six mille ans plus tard, des scientifiques, des ingénieurs, des artistes ... ont réalisé l'exploit unique de reconstituer la grotte Chauvet - Pont d'Arc, non loin de l'original. (extrait du dépliant remis à l'entrée)
| Mammouth laineux |
De la caverne, nous avions planifié nous diriger sur Langogne par une petite route à travers les Gorges de l'Ardèche. Paysages spectaculaires, falaises abruptes, gouffres vertigineux, route sinueuse étroite et sans garde-fou, bien entendu. Une expérience un peu semblable aux manèges en montagnes russes des parcs d'amusement. Tout un plaisir en perspective.
Mais voilà, le mauvais temps de la matinée s'est accentué dans les montagnes. Brouillard dense, pluie torrentielle, visibilité plus que réduite à quelques mètres des précipices. Retourner ou continuer représentait le même danger. On a continué jusqu'au Domaine de Barres à Langogne où nous avions déjà une réservation.
| Conditions de conduite difficile |
mardi 10 mai 2016
Lyon
Pluie en avant-midi et soleil radieux en après-midi, voilà pour le bulletin météo de ce mardi 10 mai 2016.
Nous avons profité de cette journée pour accomplir certaines tâches et pour nous préparer pour demain. Gisèle a cherché frénétiquement un salon de coiffure digne de celui qu’elle fréquente à Montréal (en passant, son coiffeur est aussi celui de Gilbert Rozon !). Pas facile. Il faut lire les commentaires des clientes au cours des derniers mois. Ici, c’est trop snob. Là, c’est vraiment trop cher pour ce qu’ils font. Et là, ils n’écoutent pas ce que tu demandes, ils font ce qu’ils ont le goût de faire. Finalement, la perle rare semble trouvée :
- Allô, je suis bien au Salon de coiffure Marc Alan ?
- Oui, mais je n’ai pas le temps de m’occuper de vous ! Aurevoir ! Fin de l’appel !!
Après un autre échec semblable mais un peu moins “chiant“, c’est au salon C & C que ça clique :
- Allô, je suis bien au Salon C et C ?
- Non, madame, vous êtes au Salon C And C ! (prononcer ci and ci)
- Un rendez-vous vendredi, c’est possible ?
- Madame sera attendue à 10 h.
Suite vendredi.
![]() |
| Caverne du Pont d'Arc |
Préparation pour demain. C’est mercredi, à 11 h 45, que nous avons rendez-vous avec un ou une guide qui nous fera découvrir la célèbre Caverne du Pont d’Arc située à environ 200 km au sud de Lyon. On en reparlera demain, si possible, ou vendredi puisque nous ne reviendrons à Lyon que jeudi en fin de journée.
lundi 9 mai 2016
Lyon
Journée plutôt nuageuse. Matinée pluvieuse consacrée à flâner en lisant, en classant des photos et en placotant.
| Cercueils égyptiens |
En début d’près-midi, nous sommes allés visiter le Musée des Beaux-Arts de Lyon à environ un kilomètre à pied de notre appartement. Nouvelle rue, nouvelles vitrines. Nouvelles tentations. Nous n’avons succombé à aucun appel des mannequins de vitrine !
| Sainte-Marie-Madeleine |
| L'Âge d'Airain (Rodin) |
De la terre des pharaons à la Rome antique, le département des Antiquités présente plus de trois millénaires d’histoire du Bassin méditerranéen. Au fil des salles, nous sommes invités à découvrir les fascinantes civilisations de l’Égypte, du Proche et du Moyen-Orient, de la Grèce et de l’Italie antiques. C’est en ces termes que la conservatrice du musée nous invite à parcourir les salles de son musée. Outre les objets d’art et la collection numismatique, peintures et sculptures se laissent découvrir tout long de notre parcours. La visite se termine par une rétrospective de l’art lyonnais au XXe siècle. Nous avons beaucoup apprécié les trois heures consacrées à la découverte de cet important musée de France.
Retour en faisant le plein chez Monoprix.
Retour sur notre repas d’hier soir
Nous nous sommes régalés du poulet de Bresse à la crème et aux champignons amoureusement préparé par Gigi. Chair fine et tendre, saveur exquise. On a compris pourquoi cette volaille bénéficie d’une appellation d’origine contrôlée (AOC). Ce volatile à crête rouge, à plumes blanches et à pattes bleues a vécu en liberté et en plein air les trois-quarts de sa vie (minimum 10 mètres carrés de verdure par poule). Il a été nourri d’un mélange de céréales, contenant principalement du maïs. Même son abattage a dû répondre à des normes strictes.
C’est un élevage qui n’a rien à voir avec celui des grandes productions industrielles européennes et américaines. Dommage que ce poulet de Bresse ne soit pas exporté au Québec.
dimanche 8 mai 2016
Lyon
Belle journée confortable, température au-dessus de la normale de saison. Le 8 mai, à Lyon, on commémore la victoire des Alliés sur l’Allemagne, il y a exactement 71 ans. Plusieurs événements étaient prévus. Nous n’avons été témoins d’aucun.
![]() |
| Color Me Rad (extrait de lyonmag.com) |
Le 8 mai, c’est également la course de 5 km autour du lac Miribel. Cet évènement est appelé Color Me Rad ! Tout au long de cette course sans gagnants, les 15 000 participants de cette année sont régulièrement aspergés de poudre de maïs aux couleurs bleu, vert, rose, violet et jaune. À l’arrivée, les tee-shirts blancs, les cheveux et la peau sont très, très bariolés. Alors la fête commence et se clôt par un concert en plein air. Malheureusement, nous n’avions pas de tee-shirts blancs …
On a tout de même profité de notre journée ensoleillée en nous rendant sur le Quai des Célestins où se tenait un Marché du terroir; des marchands vendaient du fromage, du pain, des huîtres, des fruits, des légumes, etc. aux Lyonnais qui en faisaient ample provision. Appétissant à souhait.
| La créatrice et l'admiratrice |
Nous avons traversé la Saône par la passerelle du Palais-de-Justice. Face à nous, se dresse l’impressionnant Palais de Justice. Au-dessus, sur la colline, la Basilique de Fourvière protège la cité depuis près de 150 ans. On tourne à droite sur le Quai Romain-Rolland où avait lieu le Marché de la Création. Gisèle a encouragé une créatrice de bijoux.
Avant de prendre le funiculaire qui nous grimpera à la basilique, on fait un arrêt chez Bintje & Zoet, une friterie belge où on achète un gros cornet de frites et une bière belge, bien entendu. Délicieux au goût mais sûrement pas extraordinaire pour le tour de taille.
| Intérieur très chargé |
Enfin, après avoir gravi la colline sans effort à bord du funiculaire, on atteint la célèbre basilique, visible depuis presque toute la ville. En arrivant sur l’esplanade, on découvre une vue panoramique époustouflante sur la cité. Cette basilique, bien qu’impressionnante par ses dimensions, ne nous a pas impressionnés. Décor vraiment trop chargé. On se rend ensuite au musée d’archéologie qui était exceptionnellement fermé ce 8 mai.
| Qualité exceptionnelle garantie |
De retour, on a le plaisir de rencontrer Hélène et Marc Freichet, les propriétaires de cet appartement que nous adorons. Gens fort sympathiques.
Pour notre souper dominical, nous dégusterons notre poulet de Bresse acheté à Bourg-en-Bresse plus tôt cette semaine. L'étiquette et la bague à la patte nous garantissent d'une qualité exceptionnelle. Ce que nous verrons.
samedi 7 mai 2016
Lyon
| Gisèle et Gilbert |
Comme prévu, belle journée tranquille. Il fait beau, il fait chaud, on en profite pour flâner un peu. Lecture de La Presse+ et de tous ces malheurs rapportés. Petit déjeuner en se délectant des confitures de Marie (fournisseure de l’Élysée) à l’orange et au pain d’épices. Dîner de jambon aux fines herbes. Mot à René qui partira en Italie au début de juin. Rien d’extraordinaire à raconter aujourd’hui.
Vers 15 h, on cherche un glacier pour savourer une glace au chocolat et ses pépites et une glace au café et ses grains entiers. On emprunte la rue Victor-Hugo, on marche un kilomètre jusqu’à la Gare de Lyon-Perrache, Place Carnot. Pas de marchand de glace mais une rencontre fortuite avec Gilbert Rozon qui se laisse photographier avec des admiratrices avant de procéder à des entrevues avec certains passants. Gisèle ne peut contenir ses émotions de bonheur !
| Gisèle et Pierre |
Au retour, Place Bellecour, à deux pas de l’appartement, on trouve ce qu’on cherchait et … on se délecte.
vendredi 6 mai 2016
La Dombes et la Bresse
| Châtillon-sur-Chalaronne |
Journée splendide. On a même failli se plaindre car, en après-midi, il a fait 30°C !
Châtillon-sur-Chalaronne, la Dombes
Premier arrêt à Châtillon-sur-Chalaronne, petite ville d’à peine 5 000 Châtillonnais. Cette ville est réputée pour son décor fleuri durant la saison estivale. Évidemment, en mai, il est trop tôt pour admirer, aux fenêtres des maisons, les brassées de fleurs multicolores déposées dans des paniers dits nids de poule (rien à voir avec ceux de Montréal). La policière que nous avons rencontrée nous a invités à revenir en été. Mais même sans l’abondance de fleurs, cette ville nous a charmés. Nous avons déambulé dans ses rues tout en découvrant la Chalaronne et ses ponts, les maisons à pans de bois entretenues avec amour ainsi que les halles du 17e siècle où se tient toujours le marché.
| Monastère royal de Brou |
Bourg-en-Bresse
Second arrêt, à Bourg-en-Bresse, au Monastère royal de Brou. Édifié au début du 16e s. Brou est le chef-d’oeuvre voulu par Marguerite d’Autriche pour perpétuer l’amour qu’elle portait à son époux défunt Philibert le Beau. L’ensemble comprend trois cloîtres, fait unique en France, deux salles capitulaires (lieu de réunion des moines) et plus de 4 000 mètres carrés de communs (bâtiments réservés aux services, écuries, remises, etc.) pour seulement douze moines. Excessif et très beau. L’église est un pur chef-d’oeuvre, une véritable dentelle de pierre.
Du monastère, nous sommes allés dans le centre-ville de Bourg-en-Bresse. Outre quelques belles maisons à colombages, rien ne nous a particulièrement éblouis. Par contre, vers 13 h 15, nous avons vécu une situation inusitée. Alors que l’on s’attablait sur la grande terrasse d’un
restaurant qui avait au menu du poulet de Bresse, le serveur nous a demandé d’aller manger ailleurs car il était débordé ! À la porte voisine, un petit restaurant italien familial, nous a accueillis avec empressement. Excellent repas. Excellent souvenir.
| Bourg-en-Bresse |
Faute d’avoir pu goûter au fameux poulet de Bresse, nous en avons acheté un chez un boucher. À suivre.
Retour à Lyon. Week-end tranquille en perspective.
jeudi 5 mai 2016
Lyon
mercredi 4 mai 2016
Haut-Vivarais en Ardèche
| Paysage d'Ardèche |
Notre exploration débute à Tournon-sur-Rhône, une ville commerciale fort animée. Trop animée à notre goût, on la traverse rapidement et on se dirige vers Saint-Romain-de-Lerps par une route panoramique tracée en corniche offrant d’extraordinaires points de vue. Des montées abruptes en lacets nous obligent à une conduite lente et à de nombreux arrêts pour admirer les paysages s'offrant à nous. Nous sommes seuls ou presque sur cette petite route sinueuse.
De Saint-Romain-de-Lerps, on s’oriente vers Saint-Péray. C’est jour de marché sur la grande place du village. On s’arrête au restaurant San Petrus. Pour les amateurs de vin, ça promet. Et on est assuré que les produits seront frais. C’était en effet délicieux mais …
| Maison traditionnelle vivaraise |
Retour à la maison après une excursion de 275 km. Encore une fois très fatigués. Encore une fois très heureux de notre journée.
La p’tite vie à Saint-Péray
C’était en effet délicieux mais …
À peine attablés sur la terrasse adjacente aux étals des marchands, voilà que leurs activités cessent vers midi et demie. C’est hyper bruyant car tous remballent leur marchandise, ferment et démontent leur kiosque pendant que le balai mécanique de la ville passe et repasse et repasse encore pour ne laisser aucune trace des activités de la matinée. C’est sans parler des éboueurs avec leur camion à benne compressante qui se hâtent de vider et de bien compresser et recomposer les ordures laissés par les marchands. C’est dans ce contexte qu’on a attendu plus de 45 minutes pour être servis.
Mademoiselle, pourquoi une si longue attente ? Eh bien, si monsieur avait demandé autre chose qu’un boeuf Angus haché, vous seriez déjà servis car ce plat n’était pas dans le menu jour mais à la carte ! C’est beaucoup plus long dans ce cas. L’explication est débitée sur un ton agressif, disons que l’atmosphère était un peu à l'orage malgré le beau ciel bleu sans nuage. Heureusement, le confit de canard et le boeuf Angus étaient délicieux.
mardi 3 mai 2016
Le Vieux-Lyon
Ça sent l’été, ainsi se terminait la chronique d’hier. Aujourd’hui, ça sentait encore l’automne avec un temps nuageux et un mercure sans vitalité. Qu’à cela ne tienne, nous avons revêtu chandails et vestons et avons traversé la grande Place Bellecour voisine de notre appartement. Nous avons franchi le pont Bonaparte et sommes arrivés Place St-Jean dans le Vieux Lyon.
| Cathédrale Saint-Jean |
Sillonné de ruelles à l’italienne, le Vieux-Lyon marie avec grande harmonie le Moyen-Âge et la Renaissance autour de sa cathédrale. C’était autrefois le centre de la cité où se regroupaient toutes les corporations, notamment les ouvriers de la soie - on comptait 18 000 métiers à tisser à la fin du règne de François 1er. [Guide Michelin Lyon Drôme Ardèche]
| Rue Saint-Jean |
Nous avons déambulé lentement sur la rue Saint-Jean, l’artère principale du Vieux-Lyon qui était empruntée par les cortèges royaux et les processions religieuses. En quelques heures, nous avons découvert la cathédrale (peu impressionnante après avoir vu celles d’Amiens et de Beauvais), le jardin archéologique, la Place Saint-Jean, la Place du Gouvernement, la Place du Change, la rue Lainerie, la rue Juiverie, etc.
La marche et le froid creusent l’appétit, c’est bien connu. Nous avons choisi un Bouchon lyonnais. Les Bouchons lyonnais sont des restaurants connus et reconnus par delà les frontières pour leur
cuisine typique et traditionnelle dans un cadre simple et des plus attrayants. C’est À la Traboule que nous nous sommes attablés, un des 10 meilleurs du genre à Lyon, dit-on. Après un apéro, vin blanc et crème de violette, offert par la maison, nous avons découvert la cervelle de Canuts, le saucisson à la sauce beaujolaise et le boudin noir à la paysanne; le tout arrosé d’un pot de vin rouge que nous ne connaissions pas; on avait été prévenu que notre choix était vraiment un petit vin plus qu’ordinaire ! Malheur ! on a maintenu notre choix. On a terminé avec une pannacota au chocolat et une tarte au citron. À l’exception du vin, ce fut un excellent repas typiquement lyonnais.
| À la Traboule |
Retour au bercail vers 15h30. Petite sieste. Misère ! on ne rajeunit pas.
lundi 2 mai 2016
Lyon
| Place de la République |
Enfin une journée complète ensoleillée. Pas très chaud et venteux comme on en a maintenant l’habitude. En matinée 9°C et 18°C en après-midi. On a mis du temps à sortir. Petit déjeuner, lecture du journal, «jasette». On paresse encore une fois.
Vers 11 h, on part à la découverte de quelques rues environnantes, entre autres, rue de la République. Large rue piétonnière très achalandée. Beaucoup de boutiques de mode donc, beaucoup de lèche-vitrine.
| Le Rhône |
Achat de vivres pour quelques jours chez Monoprix et retour à l’appartement les bras allongés de plusieurs centimètres. Dîner.
En fin d’après-midi, petite balade de découvertes tout près. Arrêt sur le pont de la Guillotière qui franchit le Rhône à deux pas de notre logement. Magnifique.
| Premier apéro à Lyon |
dimanche 1 mai 2016
Lyon
Après un long sommeil réparateur, on commence une petite journée bien tranquille. D’ailleurs, on n’a pas vraiment choix car, le 1er mai, en France et à Lyon en particulier, tout ou presque est fermé. Et c’est jour de manifestations pour les travailleurs et les étudiants. Dans un contexte social tendu, au moins cinq défilés de manifestants étaient au programme de la journée.
| Policiers discrets ! |
Un de ces défilés a emprunté la rue De La Barre, rue sur laquelle nous habitons à Lyon. Les manifestants, encadrés de policiers plutôt discrets dans leurs nombreux autobus qui précédaient et suivaient le défilé, ont scandé des slogans anti un peu de tout ! Le temps exécrable à Lyon aujourd’hui a dû contribuer à calmer les ardeurs des casseurs.
Outre les défilés dans la ville, le service de transport en commun est complètement hors fonction toute la journée. Pas de métro, pas d’autobus, rien, niet.
| Retrait immédiat ! |
La plupart des restaurants sont fermés. Mc Do est ouvert cependant. Ouf ! On ne mourra pas de faim mais d’embonpoint ! Des pâtes à la sauce tomate et un bon vin rouge nous conviendront davantage. Et pas à sortir au froid, au vent et à la pluie. Génial, Gigi mio amore !
Enfin, disons que le 1er mai, à Lyon, c’est la journée du muguet. Offrir un brin de muguet à l'occasion du 1er mai est une tradition qui remonte au XVIe siècle, et qui est devenue un des symboles de la fête du travail.
| Appartement Freichet à Lyon |
S'abonner à :
Messages (Atom)

