vendredi 17 juin 2016

Saint-Jean-Cap-Ferrat et Èze

Belle journée ensoleillée et très venteuse.  Nous allons visiter la Villa Ephrussi de Rothschild à Saint-Jean-Cap-Ferrat et, au retour, nous visiterons Èze, le petit village perché.

Villa Ephrussi Rothschild
L'excellente application Ephrussi nous présente la villa ainsi : Cette somptueuse demeure et ses jardins ont été construits entre 1906 et 1912, à l'initiative de Béatrice Ephrussi de Rothschild. En parcourant la villa et les jardins, on découvre cette femme hors du commun dont le quotidien et le goût pour l'art se sont à jamais incarnés dans la villa. Née en 1864, Béatrice est la fille du baron Alphonse de Rothschild, banquier et grand collectionneur d'art. À 19 ans, Béatrice épouse Maurice Ephrussi, banquier russe, ami de ses parents et de 15 ans son aîné. Alors, elle sort beaucoup, voyage et développe sa grande originalité. Maurice joue en bourse et aux courses et perd beaucoup d'argent. Pour éviter la ruine, elle s'en sépare en 1904, à l'âge de 40 ans. L'année suivante, son père meurt et elle hérite d'une immense fortune. C'est à cette
Grand hall d'entrée
époque qu'elle décide de faire construire ce qui deviendra la Villa Ephrussi de Rothschild. Elle y viendra pendant une dizaine d'années partageant son temps entre Paris, Monaco et Deauville. En 1933, un an avant sa mort elle lègue sa Villa et la totalité de ses collections à l'Académie des Beaux-Arts.

Le mobilier, les éléments décoratifs et de nombreuses oeuvres d'art de grande valeur participent à l'élégance de cette villa. En en parcourant les pièces, on découvre un peu l'atmosphère et le raffinement qui régnaient à l'époque de Béatrice.
Jardin à la française

Quant aux jardins, ils sont une pure splendeur. Béatrice a eu recours aux plus grands architectes paysagistes de son époque pour transformer un rocher  inhospitalier en de magnifiques jardins. Ceux que nous explorons aujourd'hui ont cependant été transformés après l'époque de Béatrice. Des sentiers nous font circuler dans des jardins thématiques qui nous font voyager à travers le monde en nous ménageant de belles échappées sur la mer.

De Saint-Jean-Cap-Ferrat, on se rend à Èze, petit village perché sur un piton rocheux inaccessible en auto (pour les touristes, du moins). Les Ézasques que nous avons rencontrés sont ceux
Eze sur un piton rocheux
des commerces nombreux qui vivent de l'industrie touristique. Après avoir marché trois heures dans la villa et les jardins de Béatrice, nos ressources physiques ont été mises à rude épreuve pour atteindre le coeur du village en gravissant péniblement des centaines de marches et rues accidentées. Comme tous les villages perchés que nous avons visités, ce village est aussi très séduisant et très fréquenté par les touristes venant de tous les continents.

Fatigués, on a songé à passer la nuit à l'hôtel Château Eza.
Rue étroite et accidentée
Malheureusement, trop à la dernière minute, aucune chambre n'était disponible. Par contre, lundi prochain, deux chambres à 820 € et 1120 € étaient libres. Malheureusement encore, nous avons déjà planifié d'autres visites ces jours-là.

Fatigués et enchantés de notre journée. Plus enchantés que fatigués !



Halte dans les jardins







Lit de Béatrice









Riche collection de cactus












jeudi 16 juin 2016

Menton et Roquebrune-Cap-Martin

Journée plutôt nuageuse et pluie légère en après-midi. On n'ira pas loin aujourd'hui. Pourquoi pas à Menton, à quelques rues d'ici.

Menton est une belle petite ville réputée en tant que station balnéaire ayant le climat le plus chaud de la Côte d'Azur mais aussi, pour la qualité de ses nombreux jardins botaniques publics et privés. Il faut savoir également qu'à Menton, les citronniers poussent en pleine terre et qu'à la fin de l'hiver a lieu la Fête du citron. Cette année en février, on a fêté la 83e édition de ce carnaval.  

C'est au Jardin du Palais Carnolès que nous nous sommes rendus en fin de matinée. Dans ce jardin, qui sert d'écrin au Palais devenu musée, on trouve une collection d’agrumes plantés à partir de 1970. À la suite d’une convention signée en 1997 avec la Station de Recherche Agronomique de San Giuliano, ce jardin devint un centre d’acclimatation et de recherche. Aujourd’hui, on recense 137 variétés d’agrumes présentées sur un seul site, parmi lesquelles 24 orangers doux (citrus sinensis) 6 bigaradiers (citrus aurantium) 6 citronniers (citrus limon). L’objectif était de rassembler dans ce jardin une des plus grandes collections d’agrumes d’Europe. Situé à l'arrière du Musée des beaux-arts, ce jardin agrémenté de plusieurs sculptures contemporaines fait la joie des amateurs d'art et de plantes exotiques. On peut dire qu'il s'agit véritablement d'un lieu de tranquillité au coeur d'une ville grouillante d'activités.

À la suite de la visite, nous sommes retournés aux Halles pour effectuer quelques achats de produits bien frais. 

Pas spectaculaire comme journée mais fort agréable et reposante. Au menu, ce soir, Tarte au citron et Limoncello !!! 

Photos : Gisèle











mercredi 15 juin 2016

Abbaye du Thoronet

Journée facile à résumer : visite de l'abbaye du Thoronet dans le Var. Lors de la préparation de ce voyage, nous avions inscrit cette visite à notre itinéraire. Notre Lecteur français assidu nous l'avait également suggérée dans un de ses commetaires, mais les 135 km à franchir pour nous y rendre nous rebutaient un peu. Ayant déjà parcouru 6 000 km depuis le 2 avril, ce n'est pas 270 km aller-retour qui allaient nous faire rater une si belle découverte.

Abbaye du Thoronet protogée
par les chênes
Pour tout connaître sur cette abbaye, nous avons eu la chance d'avoir une guide professionnelle exceptionnelle. Nous étions les seuls visiteurs inscrits à la visite guidée de 10 h 30. Pendant plus d'une heure, Brigitte nous a fait découvrir cette abbaye cistercienne du 12e siècle.

Elle nous a introduits dans l'univers de l'abbaye du Thoronet, la plus ancienne des trois abbayes cisterciennes de Provence. Elle nous a raconté la vie des moines au 12e siècle, leurs préoccupations, leur apport à la société, leur spiritualité. Elle a mis en relief le lien entre la vie simple et austère de ces hommes et l'architecture dépouillée de l'abbaye. Elle a fait le lien entre cette architecture d'une grand pureté, basée sur des connaissances mathématiques, et la musique sacrée qui occupait les moines plusieurs heures par jour. Enfin, et ce fut le clou de cette visite, elle nous a fait découvrir la grande qualité accoustique du Thoronet en psalmaudiant, pour notre grand bonheur, comme le faisaient les moines au Moyen-Âge. Du coup, l'église entière n'était que musique.

La Casa del Sol
À Le Thoronet
Au retour, nous arrêtons au petit village Le Thoronet, à la crèperie La Casa del Sol où nous sommes gentiment accueillis par une petite famille (grand-mère, mère et fillette). Atmosphère intimiste, familiale, relaxante. 

On reprend l'autoroute sous une pluie diluvienne. Belle journée malgré ce désagrément.


mardi 14 juin 2016

Menton

Vraie journée d'été. 32°C à 15h. Nous étions sur le point de dire qu'il faisait trop chaud quand nous nous sommes souvenus des petits degrés de misère que nous avons connus si souvent depuis notre arrivée en avril. On a donc profité de ce temps extraordinaire mais à l'ombre autant que possible.

Belle journée pour aller visiter Menton, la ville voisine à l'est de Roquebrune-Cap-Martin. Menton est réputée être la ville ayant le climat le plus chaud de la Côte d'Azur. 

Premier arrêt devant le Musée Jean Cocteau qui est toujours fermé le mardi. Photo et on reviendra bientôt. Deuxième arrêt aux Halles ouvertes jusqu'à 12h30. Achat de quelques provisions non périssables et on entreprend la découverte de la vieille ville.

On emprunte la rue St-Michel qui nous conduit au coeur du vieux Menton. Arrivés Place du Cap, on monte la rue des Logettes qui devient la rue Longue et qui conduit à la rampe d'accès au parvis de l'église St-Michel et de la Chapelle des Pénitents-Blancs. La montée est pénible mais on apprécie la vue sur la mer et la ville. C'est comme une récompense nous incitant à poursuivre. Il est 12h01 quand nous arrivons sur le parvis pavé d'une belle mosaïque de galets gris et blancs dessinant les armes des Grimaldi. L'église ferme ses portes à 12h00 !

Un vieux Mentonnais nous encourage à poursuivre l'ascension par les petites rues pentues jusqu'au Cimetière du Vieux-Château. De là-haut, la vue est magnifique et le cimetière bien tranquille. Est-ce que ce spectacle valait toutes les énergies dépensées dans l'ascension ? Oui et non ! Noui !

On revient sur le plancher des mentonnais, on casse la croûte sous les platanes (moules marinières pas fameuses et lasagne al forno excellente). Dès le repas terminé, on se hâte vers la mairie pour voir une salle des mariages décorée par Cocteau. Insolite et beau à la fois.

Assez marché aujourd'hui. On revient sur notre perchoir prendre un apéro en zieutant les gens étendus pendant des heures sur les galets de la plage ne semblant pas prendre au sérieux les risques du cancer de la peau.

Demain ?

Musée Jean Cocteau

Les Halles










On monte ?
On monte !













Vue spectaculaire

Bien tranquille










Salle de mariage signée Jean Cocteau

lundi 13 juin 2016

Roquebrune-Cap-Martin

Petite journée sans histoire.

Après le petit-déjeuner, un dernier tour sur les quais de Gênes. C'est lundi matin, c'est calme, pas ou peu de touristes, quelques vieux Gênois assis sur les bancs de la promenade se racontant leur week-end familal ou esseulé. 

On fait nos adieux au Bigo. Le bigo était, autrefois, cette grue installée sur le pont des bateaux pour décharger la marchandise. C'est l'architecte génois Renzo Piano qui, en 1992, a repris le concept du bigo pour construire une immense araignée renversée qui supporte le toit d'une salle de spectacle en plein air et qui soulève une tour pivotante à 40 m au-dessus du sol pour donner aux passagers une vue remarquable sur la ville et le port.

On fait nos adieux également à une autre réalisation de Renzo Piano, la Biosphère, la célèbre Bulle de Gênes, une structure en acier et verre qui reproduit un véritable milieu tropical. On dit aussi adieu a un petit bijou de la ville qui attire des milliers de visiteurs : l'Aquarium qui présente des spécimens aquatiques et sensibilise le public au patrimoine naturel marin.

Enfin, on fait nos adieux au Galeone Neptuna, cet immense bateau qui a été construit spécialement pour le film Pirates (1986) de Roman Polanski. Budget du film : 40 000 000 $ dont 8 000 000 $ consacrés à la fabrication du navire  commencée en avril 1984, qui a duré deux ans et a requis le travail de 2000 ouvriers. Le film a été un cuisant échec commercial, rapportant environ 6 341 000 $ au box-office mondial.

Puis, c'est le retour par la A10. Retour en un peu plus de 2 h. Grandes retrouvailles avec notre terrasse. Réinstallation et farniente.

Demain ?

Et ce week-end, ça été ? (Photo Gisèle)










Biosphère et Aquarium (Photo Gisèle)










Le Bigo (Photo de Gisèle)










Pirates de Roman Polanski






dimanche 12 juin 2016

Gênes (Genova)

Levé à 5h30. Levée à 9h. Déjeuner à 10h. Départ pour visiter Gênes à ... midi. Il faisait beau, il faisait chaud, au moins 26°C.

On se rend sur la Via Garibaldi où nous découvrons d'imposantes et superbes maisons. Aujourd'hui, ces grandes demeures sont occupées par l'Hôtel de ville, des services gouvernementaux et de nombreuses compagnies pouvant se permettre d'y loger leurs bureaux. 

On grimpe ensuite, en ascenseur, de Portello à Castelletto en 30 secondes. De là-haut, on a l'occasion d'admirer l'un des plus beaux panoramas sur la ville et le port. On recommandait de redescendre par les escaliers. On a hésité : 30 secondes en ascenseur sans aucun effort ou ... aux lecteurs de deviner notre option !

Redescendus sur le plancher des vaches (ou plutôt des chiens pissant partout), on a arpenté les rues du Vieux-Gênes pour y trouver l'âme de cette vieille ville. Nous avons vu des rues et ruelles (les carruggi) grouillantes de vie, des familles déambulant paisiblement, des gens priant et chantant à l'église, des enfants s'amusant. Nous avons aussi vu, dans ce quartier cosmopolite, des rues envahies par des vendeurs qui y déversent leur pacotille. Et sur la Via della Maddalena, une étroite ruelle partant du port, nous avons vu à chaque carrefour de cette via 3, 4, 5 prostituées appuyées aux murs, quelques autres en retrait dans de plus petites ruelles attendant des clients éventuels en ce dimanche après-midi grouillant de familles génoises. On évalue à au moins 100 filles aperçues faisant le tapin tout au long de notre trajet. Vraiment déprimant.

On revient à l'hôtel, un FaceTime avec Michel dont c'est l'anniversaire, Bonne Fête Michel, et on se rend à la Trattoria Al Veliero où l'on sert une cuisine familiale: pâtes aux fruits de mer et vino della casa. Excellents plats et excellent rapport qualité-prix.

Retour à la Suite junior plus junior que Suite. Blogue. Dodo. Demain, retour sur la Côte d'Azur. Ça pourrait être pire, pour utiliser une expression québécoise.

Via Garibaldi







Gênes de là-haut













Via della Maddalena








samedi 11 juin 2016

Gênes (Genova)

Partis à 10h de Roquebrune, nous sommes arrivés à Gênes, en Italie, à 13 h incluant une petite pause lunch de 30 minutes.

Entrée difficile dans cette ville à circulation dense. On atteint facilement notre Hôtel le NH Collection Genova Marina, sur le port grâce à notre fidèle GPS. Malheureusement, la chambre ne sera disponible qu'à compter de 15 h. On gare la voiture dans le parking de l'hôtel et on part à la découverte du vieux Gênes, près du port.

Première découverte, cet immense Galeone nommé Neptune, en rade à côté de notre hôtel et qui semble faire la joie des enfants qui vont y découvrir l'antre des anciens pirates pour la modique somme de 4 €. À l'attaque, moussaillons ... mais en italien, sûrement !

Puis, une fois franchi le barrage des Africains voulant nous offrir des cadeaux, puis voulant nous faire acheter leur cadeau (ouf !), on monte la Via San Lorenzo. On est dans un autre monde. On commence à apprivoiser Gênes. Un peu. On débouche sur une série de places et placettes: Piazza San Lorenzo, Piazza Matteoti, Piazza San Matteo, Piazza de Ferrari. À chaque place son charme particulier. À chaque place une découverte : Cathédrale San Lorenzo, Palacio ducale, Teatro Carlo Felice, Maison de Christophe Colomb, etc. Partout une faune locale bon enfant qui vit son quotidien chez le boulanger, le poissonnier, l'épicier et tutti quanti.

Il fait soleil, il fait chaud. On s'arrête Piazza Pollaiouli, chez LoScorretto. Des clients attablés aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur suivent attentivement un match de soccer sur le téléviseur du café et réagissent avec enthousiasme aux bons coups de leur équipe. La serveuse mignonne et écourtichée et vice versa, nous sert une birra (50ml), des arachides, des olives, des chips et une trempette tomate pour le modeste prix de 10 €. Pour s'intégrer, on encourage la même équipe que celle des autres clients. Quel club ? On l'ignore ... Eux ont l'air de le savoir.

Retour au bercail, prise de possession de la chambre. Déception, ce n'est pas celle que nous avions réservée. On nous surclasse dans une suite junior qui est plus junior que suite !

Souper à l'hôtel face à la marina. Excellent souper ligurien et vin ligurien à l'avenant. Enfin à la chambre. Blogue. Le dodo commence à urger !

Galeone Neptunia



Cathédrale San Lorenzo

LoScorretto





Maison de Christohe Colomb





vendredi 10 juin 2016

Roquebrune encore

Du 1er avril au 28 mai, on peut dire que nous étions des voyageurs curieux, des explorateurs curieux de villes, villages, us et coutumes des gens que nous côtoyions. Une seule journée à ne pas parcourir le coin de région où nous avions déposé nos valises pour un mois nous désolait beaucoup.

Puis, nous sommes arrivés sur la Côte d'Azur, bien déterminés à poursuivre nos habitudes de voyageurs. Mais voilà, le beau temps, la vue extraordinaire, l'atmosphère des lieux nous ont transformés en vacanciers ! On a presque honte de le dire, mais, quelques jours par semaine, ça nous plaît énormément ! Il ne faut jamais dire : Fontaine, je ne ...

Tout ce long préambule pour dire qu'aujourd'hui nous avons opté pour la version vacanciers. Belle journée pour ne rien faire ou presque ...

Demain et jusqu'à lundi, on redevient des explorateurs car nous partons à la découverte de Gênes, en Italie, 180 km plus à l'est.

Invitation à la prudence 
Nous sommes inscrits auprès du Gouvernement du Canada à l'aide du système d'inscription des Canadiens à l'étranger. Ce matin, on a reçu un message de paris-consulaire@international.gc.ca. Voici quelques extraits : L’EURO 2016 débute en France ce jour pour une période d’un mois. Cette grande compétition de soccer européenne se déroulera dans plusieurs villes françaises (Nice, Paris, Saint-Denis, Villeneuve d’Ascq, Marseille, Saint-Etienne, Lyon, Toulouse, Bordeaux et Lens) et beaucoup de supporters feront le voyage en France pour soutenir leur équipe. Affaires mondiales Canada a modifié les Conseils aux Voyageurs pour la France afin de tenir compte de cet événement.

Il existe des préoccupations sur le plan de la sécurité, ou les conditions de sécurité pourraient changer rapidement. Vous devez faire preuve d’une grande prudence en tout temps, surveiller les médias locaux et suivre les instructions des autorités locales.

La France sera l’hôte du championnat d’Europe UEFA 2016 du 10 juin au 10 juillet, 2016. Le championnat aura lieu dans les villes de Bordeaux, Lens, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Paris, Saint-Denis, Saint-Étienne et Toulouse. On s’attend à des contrôles de sécurité renforcés, à une circulation plus importante, notamment depuis et vers les aéroports et les gares ferroviaires, à des retards dans les transports et à une disponibilité limitée de l’hébergement avant et durant le championnat. Des rassemblements spontanés sont plus susceptibles de se produire suite aux matchs. Évitez les grands rassemblements, qui peuvent soudainement donner lieu à des actes de violence. Faites preuve d’une grande prudence et demeurez toujours conscient de votre environnement.

On ne peut pas dire que ça nous donne le goût de quitter notre terrasse de farniente !

jeudi 9 juin 2016

Saint-Paul-de-Vence et Vence

Chaude journée estivale. Même si on prévoit des orages en après-midi, on part à la découverte de deux autres villages perchés en Provence. Par l'autoroute A-8, elle-même parfois haut perchée, on atteint Saint-Paul-de-Vence en 35 minutes. 

Premier arrêt à la Fondation Maeght (http://www.fondation-maeght.com) sur la colline des Gardettes. La Fondation Marguerite et Aimé Maeght est une fondation privée située à proximité du village de Saint-Paul de Vence, entièrement conçue et financée par le couple Aimé et Marguerite Maeght. Ouverte toute l'année, la Fondation Maeght accueille près de 200 000 visiteurs par an, dans un ensemble architectural unique conçu pour présenter l'art moderne et contemporain sous toutes ses formes. Des salles vastes et lumineuses mettent en valeur les oeuvres qui débordent dans de magnifiques jardins surplombant Saint-Paul-de-Vence. Les sculptures de Riopel, Calder, Arp, Miro, Léger, Giacometti et de nombreux autres nous ont éblouis. Le pavillon principal présentait des oeuvres de Christo et Jeanne-Claude qui enveloppent des édifices, des ponts, des monuments de tissus gigantesques. Nous avons moins apprécié leurs oeuvres exposées à la Fondation.

Le village de Saint-Paul-de-Vence apparaît haut perché de loin sur son rocher. C'est un autre village médiéval qui a conservé son charme d'antan avec ses ruelles étroites et ses vieilles maisons restaurées. Par contre, comme il s'agit d'un des villages les plus fréquentés de France, les rues sont encombrées de touristes qui entrent et sortent des centaines de boutiques et galeries d'art qui longent la Grand-Rue. Nous ne nous y sommes pas attardés.

De Saint-Paul, on se rend à Vence à moins de 10 kilomètres. Postée également sur un rocher, la petite ville de Vence est beaucoup plus accueillante, et se laisse découvrir doucement. On y circule dans des rues moins accidentées, jalonnées de placettes charmantes. Comme dans le village précédent, on y retrouve beaucoup de galeries d'art moderne et contemporain.

Comme prévu, des orages violents ont éclaté et nous ont contraints à quitter précipitemment. On rejoint la A-8, en passant par Jeannet, Gattières et Carros qu'on admire sous la pluie. Nous sommes rentrés encore une fois ravis et fatigués à la fois. Plus ravis que fatigués !

Oeuvre de Chrisro

Peinture de Chagall et sculptures de Miro

Saint-Paul-de-Vence

Rue étroite à SPdVence
Maison sur placette à Vence

Hôtel de ville de Vence

mercredi 8 juin 2016

Roquebrune

Il devait pleuvoir, il n'a pas plu.

Nous devions aller à Menton, nous n'y sommes pas allés.

Journée consacrée à lézarder sur la terrasse, même pas un orteil à la mer toute proche.

Que c'est bon ! Jouissif pourrait-on dire ...


mardi 7 juin 2016

Monaco et Monte Carlo

Journée radieuse pour aller fréquenter les petits millionnaires et les richissimes milliardaires, en euros, bien entendu. En route vers  Monaco en bus, on se félicite de ne pas avoir pris l'auto à cause des nombreux travaux de voirie, de la circulation très dense et des parkings affichant «complet» à 11 h.

On descend à la Place d'Armes et on entreprend l'ascension du Rocher de Monaco par la Rampe Major. La montée est pénible mais le spectacle est grandiose avec ses vues sur le port et sur Monte Carlo. On arrive au sommet sur la Place du Palais et face au Palais princier construit sur une ancienne forteresse. Il est midi et c'est la relève de la garde. La plupart des nombreux spectateurs rigolent à voir ces soldats d'apparât faire quelques manoeuvres ridicules pour relever deux soldats qui faisaient le guêt devant l'entrée depuis un certain temps.

Le prince Albert II ne pouvant nous recevoir aujourd'hui, on a sillonné les petites ruelles de la principauté encombrées de marchands de toutes sortes. Dîner à la Pizzeria L'Estragon et départ à pied vers le Casino de Monte Carlo à 2 kilomètres en logeant le port. Cette marche nous a fait découvrir le circuit du Grand Prix de Monaco de Formule 1. Le Grand Prix a eu lieu fin mai et on en était encore à retirer les estrades, les rampes, etc. Très bruyant. 

On réussit enfin à entrer dans le port même et à voir de très près les très imposants yachts des millardaires et les plus modestes yachts des millionnaires ! La vente d'un seul des ces magnifiques bâtiments inutiles (à notre point de vue) pourrait sûrement permettre de nourrir des populations affamées pendant de nombreuses années. Serions-nous jaloux ?

Visite rapide du Casino de Monte Carlo après avoir franchi un petit parking de Ferrari, Bentley's, Porsch, McLaren, Rolls Royce et autres joujoux des gens riches et célèbres. On n'a pu visiter que le grand hall d'entrée et c'est très bien ainsi.

Avant le retour, j'ai suivi le conseil de Stephan et je suis allé au centre commercial Le Métropole, plus précisément à la Fnac qui offre le service de vente et de réparations des produits Apple. Une hypothèse avancée par le technicien à la réception : le disque dur serait plein ! Impossible. Pour connaître la cause réelle du problème, il faudrait procéder à un diagnostic. Inutile de payer ici pour un diagnostic puisqu'assûrément, il faudra en payer un autre de retour à la maison.

Retour à l'appartement les jambes «en compote», comme on dit familèrement.


Palais princier



Tombe de la Princesse Grace




















Casino de Monte Carlo


lundi 6 juin 2016

Villages perchés de Provence

Nous sommes partis de bon matin ... vers 10 h, en direction de villages perchés dans l'arrière-pays provençal. C'est entre les 11e et 15e s. que les paysans se sont installés dans les hauteurs. Évidemment, on cherchait à se protéger de l'ennemi qu'on pouvait voir venir de loin. On a construit en suivant la courbe des niveaux et les ennemis n'osaient s'aventurer dans le dédale des rues et des ruelles sinueuses, en pente et coupées d'escaliers tortueux. Marcher dans ces rues est toujours une rude épreuve même de nos jours pour ceux ou celle dont le genou est encore endolori.

Premier arrêt à Breil-sur-Roya (Roya étant le nom de la rivière), village à 1610 m d'altitude, à peu de distance de l'Italie. Ruelles serrées, population réservée et excellente boulangerie. Travaux de voirie encombrants comme partout au pays.

On poursuit notre trajet vers Saorge, quelques kilomètres plus au nord. Pour y arriver, il faut franchir ses gorges aux virages serrés et aux paysages grandioses. On dit de Saorge qu'elle est la perle de la région et qu'elle était réputée imprenable. Ce village médiéval est demeuré presqu'intact. Comme tous ces villages, on y déambule dans des ruelles étroites, pentues et sombres et aux volets toujours fermés même les jours sans canicule.

On reprend la route vers Tende. On slalomme encore énormément pour atteindre ce site où vivent environ 2 000 Tendasques. À Tende, le Musée des Merveilles est un incontournable. Gisèle en a visité tous les coins et recoins merveilleux pendant que, à regret, le pilote s'est endormi dans l'auto à l'ombre d'un figuier sans feuille ! Le slalom, c'est bien connu, c'est fatiguant pour les vieux !  

Ruelle de Breil-sur-Roya




















Saorge















Vue du village haut perché 















dimanche 5 juin 2016

Nice

Genou en meilleure condition qu'hier, nous sommes allés à Nice. Et pour nous y rendre, nous avons pris le train à la gare Carnolès située à environ 200 m de l'appartement. Trajet de 30 minutes, 5,10 € chacun. Confort assuré mais une bonne partie du trajet dans des tunnels pas très sexy !

Le premier dimanche du mois, l'entrée des musées est gratuite. Nous avons choisi le Musée Marc-Chagall et nous ne l'avons pas regretté. C'est suite à la donation de 17 de ses oeuvres que le musée a été créé. Et selon le voeu du peintre, le musée a été conçu comme une maison en privilégiant la simplicité. Les oeuvres exposées nous ont littéralement éblouis.

À la sortie du musée, on prend le bus 15 vers la Place Massena. On traverse la place, on descend dans le Vieux-Nice. Le restaurant que l'on avait choisi était fermé. Comme tous les dimanches, paraît-il. On se rend au restaurant Chez Mémère où on sert une cuisine typiquement niçoise. On choisit l'assiette végétarienne composée d'une ratatouille, de pois chiche, de gnocchi sauce provençale, de gnocchi au gorgonzola et de polenta (le pays niçois était italien il n'y a pas si longtemps). Rosé en apéro, vin rouge en accompagnement. Un bon repas ... honnête.

Pour faciliter la digestion, longue marche planifiée par Gigi dans les rues du vieux quartier. Le genou réclame un répit. On revient à Roquebrune-Cap-Martin par le bus 100. Trajet de 85 minutes longeant la Méditerranée pour la modique somme de  1,50€.

Genou au repos.